Le Front national mis en examen dans l'affaire des assistants parlementaires

Le 30 novembre dernier, le FN a été mis en examen en tant que "personne morale" dans le cadre de l'enquête portant sur les emplois fictifs présumés d'assistants parlementaires d'eurodéputés FN.

« C'est la suite logique de la procédure », a commenté le trésorier du parti frontiste, Wallerand de Saint-Just. Le 30 novembre dernier, le Front national a été mis en examen par les magistrats pour recel d'abus de confiance et complicité « à titre habituel », c'est-à-dire de façon répétée. 

Le parti dirigé par Marine Le Pen a réagi par communiqué, expliquant que cette « cette mise en examen permettra au Front national de démontrer que pas un centime n’a été détourné ».

L'enquête, ouverte en 2015 et qui porte sur une quarantaine d'assistants parlementaires, vise 17 eurodéputés ou anciens eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, présidente de la formation politique, et son père Jean-Marie Le Pen. 

Marine Le Pen elle-même avait été mise en examen dans cette affaire le 30 juin dernier, pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance.

L'enquête porte notamment sur des salaires versés à partir de fonds européens à des assistants d'élus frontistes au Parlement européen, qui sont soupçonnés d'avoir été affectés à d'autres tâches. En février 2016, le siège du FN à Nanterre avait été perquisitionné, avant de l'être de nouveau en février 2017.

Au printemps dernier, alors en pleine campagne présidentielle, Marine Le Pen battue au second tour par Emmanuel Macron n'avait pas voulu se rendre à une convocation émise par les juges pour le 10 mars 2017, fustigeant une « opération politique ».

« Nous n’avons pas la moindre démonstration que le Front national ait recelé ou organisé quoi que ce soit », a affirmé ce mardi Wallerand de Saint-Just. Pour le trésorier du FN, l'une des magistrates en charge du dossier « aurait dû se récuser d’elle-même en raison de son appartenance au syndicat de la magistrature ». Mais la cour d'appel, jugeant irrecevable cette demande de récusation, a décidé de mettre en examen le parti« Il est absolument intolérable que des représentants de ce syndicat d’extrême gauche puissent en quoi que ce soit juger des affaires concernant le FN et ses dirigeants », a réaffirmé par communiqué le FN, ce mardi.

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