Le frère de Salah Abdeslam tente de le faire parler en prison

Mohamed Abdeslam a rapporté tenter de faire parler son frère Salah Abdeslam depuis six mois, en lui rendant visite régulièrement à la prison de Fleury-Mérogis. 

Mohamed Abdeslam espère que son frère, le seul membre encore en vie du commando du 13-Novembre, va enfin répondre aux questions de la justice. Pour cela, il a confié à un quotidien belge s'entretenir régulièrement avec ce dernier en lui rendant visite à la prison de Fleury-Mérogis, où il est incarcéré.

Mohamed Abdeslam s'est confié ce jeudi dans la presse belge, au lendemain de l'annonce du report du procès de son frère Salah dans l'affaire de la fusillade de Forest. Un procès qui devait initialement s'ouvrir ce lundi et dont son avocat a demandé le report. "Salah n’en voulait pas. Nous l’avons convaincu afin qu’il puisse bénéficier d’un procès équitable. Il a pris sa décision il y a 48 heures", rapporte Mohamed Abdeslam au sujet de la défense de son frère, qui jusqu'ici ne souhaitait aucun avocat à ses côtés.

Le frère aîné de Brahim Abdeslam, mort dans les attaques du 13-Novembre, est également revenu sur l'état d'esprit de Salah Abdeslam depuis son arrestation le 18 mars 2016 et son transfert dans une prison française. "Grâce à ces visites, je tente d’instaurer petit à petit une relation de confiance avec lui, pour qu’il s’exprime enfin", assure-t-il avant de souligner : "C’est un véritable travail et je veille vraiment à ne pas le brusquer".

"On en fait une bête sauvage"

Pour Mohamed Abdeslam, les conditions de détention de son frère ne le pousseront pas à collaborer avec la justice. "Il vivra sans doute ainsi tout le restant de ses jours. Il est très jeune. Mais il ne se suicidera pas. La religion est tout ce qui compte pour lui", assure-t-il. 

"Que mon frère parle et apporte enfin des réponses aux victimes ou qu’on lui impose une telle surveillance, en le privant totalement d’intimité, sous prétexte que le système judiciaire continuera le travail avec ou sans lui. On en fait une bête sauvage. On le radicalise plus qu’autre chose", déplore Mohamed Abdeslam.

Rubriques

Société