Farès Brahimi, ex-footballeur pro surnommé «Le Pablo Escobar de Montbrison», condamné à 3 ans de prison

La peine requise par le procureur contre Farès Brahimi, accusé de trafic de stupéfiants, était plus lourde : 5 ans d'emprisonnement et 20.000 euros d'amende.

Farès Brahimi, ancien footballeur professionnel de 29 ans, était jugé ce mardi par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne pour trafic de stupéfiants. « Il brassait beaucoup. Ce n’était pas un petit revendeur, c’était un magasin », a notamment affirmé un témoin, appelé à prendre la parole dans ce procès "stups". 

Alors que le procureur, dressant le portrait d' « un délinquant chevronné, extrêmement toxique et calculateur », avait requis une peine de 5 ans de prison avec maintien en détention, ainsi que 20.000 euros d'amende, le tribunal s'est montré plus clément en condamnant Farès Brahimi à trois ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende. 

« Parce que j’ai une Porche Cayenne, je suis le Pablo Escobar de Montbrison ? »

L'ancien joueur des championnats bulgare et algérien, qui a déjà effectué 15 mois de détention provisoire pour trafic de stupéfiants, était revenu vivre chez sa mère à Montbrison, dans la Loire. Le trafic de cannabis dans lequel il est impliqué se serait déroulé en 2016 et impliquait pas moins de 18 prévenus également poursuivis, dont le petit frère de Farès Brahimi et sa compagne, tous deux relaxés malgré les certitudes du tribunal qu'ils avaient « connaissance des activités de Brahimi ». 

« Parce que j’ai une Porche Cayenne, je suis le Pablo Escobar de Montbrison ? Je ne suis pas un trafiquant. J’ai revendu pour financer ma consommation. Les gens qui vendent depuis des années, ce n’est pas moi, c’est eux », a tenté de se défendre l'accusé. 

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