Des familles de djihadistes capturés en Syrie portent plainte contre la France et exigent leur rapatriement

Les avocats de ces familles dont les membres sont retenus en Syrie affirment par communiqué que "ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre" au Kurdistan syrien, qui n'a "aucune existence légale".

Ce mercredi 17 janvier, les avocats de femmes et d'enfants de djihadistes français, récemment capturés en Syrie par les forces kurdes, ont annoncé avoir déposé plainte contre les autorités françaises pour "abus d'autorité" et "détention arbitraire".

"Ces femmes parties sur zone font l'objet de poursuites judiciaires en France" et "acceptent de faire face à leur responsabilité pénale dès leur arrivée sur le territoire français", font valoir Me Marie Dosé, William Bourdon, Martin Pradel et Marc Bailly par communiqué.

Alors que le gouvernement français a souligné sa volonté que tous soient jugés par les autorités locales, les avocats soulignent que "le Kurdistan syrien n'ayant aucune existence légale et ne disposant par là même d'aucune institution souveraine, ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre".

"Par leur inertie délibérée", les autorités françaises "contribuent à la poursuite de ces détentions arbitraires" et "exposent en outre ces mères et ces enfants à des risques évidents, notamment sur le plan sanitaire, dans une zone de conflit", expliquent-ils tout en demandant au parquet de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire.

Actuellement, une quarantaine de djihadistes français adultes, hommes et femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants se trouvent détenus dans la zone irako-syrienne suite à la défaite des troupes de Daesh. 

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