États-Unis : quand la "gay panic" permet aux meurtriers d'éviter la prison

Récemment, au Texas, un homme a évité la prison alors qu'il a commis un meurtre. Son argument de choc ? Sa victime, qui est un homme, aurait tenté de l'embrasser. 

James Miller n'ira pas en prison, bien qu'il ait tué son voisin. En effet, bien que cela paraisse surprenant, il aurait invoqué la "gay panic" pour se défendre, justifiant son acte. 

Quand la "gay panic" peut justifier un meurtre

Que ce soit aux États-Unis ou encore en Australie, il est possible pour les accusés d'invoquer une disposition pour justifier leur crime : en effet, grâce à la "gay panic" une personne coupable peut échapper à certaines peines en pointant du doigt l'orientation sexuelle, et plus précisément des avances déplacées de la part de la victime du même sexe, afin de se défendre. Une règle que, bien évidemment, certaines associations tentent d'interdire, notamment la LGBT Bar Association : "Il est difficile de croire qu'une telle [disposition] existe. [...] Elle se fonde sur l'idée que si un homme gay drague un homme hétérosexuel, celui-ci peut faire tout ce qu'il veut au premier, homicide compris", s'est indignée la dirigeante de l'association devant le Washington Post

Il poignarde son voisin, et échappe à la prison

C'est dans ce cadre que James Miller, âgé de 69 ans, a réussi à échapper à la prison. En effet, alors qu'il a poignardé son voisin, David Spencer, le tribunal d'Austin a considéré son acte comme étant un "homicide par négligence", lui infligeant une peine de "10 ans de liberté surveillée, de six mois de prison avec sursis, d'une amende, et de travaux d'intérêt général", selon le Nouvelobs, au lieu de 2 à 10 ans de prison. S'il a réussi à s'en sortir, c'est parce que le coupable a déclaré que sa victime aurait essayé de l'embrasser pendant une soirée, et l'aurait ainsi poignardé dans un mouvement de panique

Bien que cette défense fasse l'objet de nombreuses critiques, elle est utilisée depuis plus de cinquante ans aux États-Unis

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