Employée communale, elle écrivait des lettres d'amour "enflammées" à un élève de 9 ans

L'employée communale est jugée pour avoir agressé sexuellement un garçonnet de 9 ans. Ses parents témoignent.

La trentenaire, qui travaillait au moment des faits dans une école de Dordogne, aurait en 2013 littéralement inondé de lettres d'amour un élève de 9 ans, qu'elle aurait également tenté d'embrasser sur le bouche. Ce mercredi, le jugement de cette employée communale s'ouvrait devant le tribunal correctionnel de Périgueux. Dans ses lettres "enflammées", l'adulte déclarait son amour au petit garçon, dont les parents racontent que le comportement avait changé cette année-là.

Devenu agressif, l'enfant étonnait ses proches de par son comportement inhabituel. Sa famille a alors mis la main sur une vingtaine de lettres que le garçonnet cachait dans sa chambre et ses parents ont compris pourquoi leur fils était devenu aussi taciturne. "Ce sont des lettres d'amour enflammées avec des petites lettres roses, et dedans on voit qu'il y a des déclarations", a rapporté sur Europe 1 son père. "On ne s'est douté de rien. C'est en toute confiance qu'on pose nos enfants à l'école", a ajouté sa mère. "Ce sont des déclarations d'amour dignes d'une adolescente. Elle évoque qu'elle aime l'embrasser, qu'elle veut une vie de famille avec lui, qu'elle veut quatre enfants, qu'elle veut fuguer avec lui". 

En 2014, Nathan confie également à ses parents que la jeune femme en charge de surveiller les élèves durant la récréation l'aurait entraîné derrière une cabane afin de le forcer à l'embrasser. La trentenaire, entendue par la police après une plainte déposée par les parents du petit garçon, aurait exprimé des regrets tout en affirmant ne pas l'avoir agressé sexuellement.

"Nous ce que l'on veut, c'est le protéger. Il y a une grande culpabilité de sa part", précise son père, avant de souligner : "C'est notre devoir de lui expliquer, que la justice lui explique, et lui donne la preuve qu'il est la victime".

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