Le propriétaire d'une résidence privée a exigé que sa locataire paye le nettoyage de sa piscine après s'être baignée en burkini.

Un couple de vacanciers a loué une maison à La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Pendant leur séjour, ils ont utilisé la piscine de la résidence privée qui était à leur disposition. À leur départ, le propriétaire a exigé que le couple prenne en charge la désinfection de la piscine, au motif que la locataire s'y était aventurée avec un burkini. Une nouvelle qui a indigné le CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France), qu'on n'entend pas beaucoup lorsqu'il s'agit de condamner les attentats ou les courants extrémistes de l'islam, mais très souvent pour crier au racisme et à "l'islamophobie" à tout bout de champ. L'organisme, qui flirte souvent entre islam et islamisme, a d'ailleurs été critiqué à plusieurs reprises pour des propos antisémites et des discours victimaires.

"Le propriétaire aurait reçu un appel du syndicat de copropriété lui disant qu'une femme voilée était entrée dans la piscine avec ses vêtements et qu'on était venu me voir pour sortir et que j'avais refusé" a affirmé la locataire de la résidence au CCIF. "Je suis restée bouche-bée car personne ne m'avait interpellée ou dit quoique ce soit." Quelques heures plus tard, le propriétaire a appelé la locataire et lui a fait savoir qu'elle n'avait plus le droit de se baigner en burkini dans cette piscine. Et d'encaisser son chèque de caution.

"J'ai été très déçue, choquée, meurtrie par le fait qu'on puisse être aussi hypocrite et méchant (...) en sachant que ma tenue est une tenue de bain", explique la locataire.

Évidemment, l'heure est à la victimisation pour cette femme qui a utilisé la piscine d'un autre en revêtant un accoutrement foncièrement identitaire, à forte connotation religieuse, interdit dans certaines communes françaises pour des raisons de laïcité mais aussi... d'hygiène. Même en Tunisie, certains hôtels ont prohibé le port du burkini qui d'après plusieurs études, au-delà de l'idéologie sexiste qu'il véhicule en défendant une image archaïque de la femme, augmente les risques de contamination et de transmission des maladies en induisant des baisses du taux de chlore.

Alors que le CCIF et plusieurs médias gémissent contre l'inacceptation du burkini dans une société occidentale où la femme devrait être l'égale de l'homme, les internautes ne s'y trompent pas : nombreux sont ceux qui défendent la décision du propriétaire. Nombreux sont ceux, également, qui s'opposent à cette manifestation d'un communautarisme musulman de plus en plus prégnant, bien que la parole de ces détracteurs soit peu relayée par les mass medias motivés, pour la plupart, par la même idéologie bien-pensante.

Et tandis que certaines musulmanes françaises réclament la tolérance vis-à-vis des vêtements à caractère islamique, leurs sœurs algériennes organisent des marches de protestation pour obtenir le droit de se baigner en bikini sans être agressées ou regardées de travers.

En Algérie, ces femmes se battent pour porter le bikini

De même qu'en Iran, des femmes kurdes sortent tête nue pour protester en chœur contre le hijab, qu'elles vivent comme une véritable oppression.

En Égypte, le voile islamique a été remis en cause dès le XIXème siècle. En Afghanistan, au Maroc, en Algérie, la fin du voile obligatoire fut vécue comme une émancipation de la femme. Les porteuses de burkinis sont-elles au fait de ces notions historiques ?

Et c'est ainsi qu'en France, chaque année, nous donnons du crédit à des tenues qui sont autant de symboles d'un l'islam obscurantiste incompatible avec la République. Mais retenons bien la leçon : le méchant de l'histoire, c'est l'horrible propriétaire islamophobe qui n'accepte pas qu'on s'habille n'importe comment dans sa piscine.

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