Elle a étouffé sa fille pour attirer l'attention

Ce lundi, une mère est jugée pour avoir étouffé sa fille dans le but d'attirer l'attention sur elle. L'accusée souffrirait du syndrome de "Münchhausen par procuration"...

Ce lundi, la cour d'assises de Pau jugeait une mère en proie au rare syndrome de maltraitance dit "de Münchhausen par procuration". Laëtitia Pita-Viera, 32 ans, a étouffé sa petite fille au domicile familial à Bussunarits-Sarrasquette (Pyrénées-Atlantiques), en juin 2014. La petite Lilyana est donc morte tuée par sa propre mère, dans la maison où elle vivait avec ses parents et ses six frères et soeurs. 

Une première expertise avait conclu dans un premier temps à un décès résultant d'une "défaillance cardio-respiratoire", probablement accidentelle. Mais un médecin qui suivait la jeune maman pour ses syndromes dépressif finira par alerter la justice. Sa patiente lui avait alors confié "avoir pu jouer un rôle actif" dans le décès de sa fille. 

Un examen psychiatrique plus poussé permettre de diagnostiquer chez cette maman un "syndrome de Münchhausen par procuration" (SMPP). Cette pathologie, rare, pousse une personne à provoquer chez autrui, bien souvent un enfant dont il a la charge, les symptômes d'une maladie afin d'attirer l'attention et obtenir de la compassion des autres.  

Laëtitia Pita-Viera est également accusée d'avoir tenté d'asphyxier un autre de ses enfants à de nombreuses reprises. L'enfant avait dû être hospitalisé alors qu'il était âgé de 7 mois, en 2005. Un médecin avait alors émis un diagnostic de SMPP chez la mère, mais les suspicions de mauvais traitements chez l'enfant n'avaient pu être prouvées. 

"Je l'étouffais avec ma main"

"Je voulais que le petit ne respire plus pour que les infirmiers viennent s'en occuper... je faisais pareil avec Lilyana. Je l'étouffais avec ma main", finira par admettre Laëtitia Pita-Viera face aux enquêteurs. 

Au moment des faits, l'accusée recevait régulièrement des coups de la part de son compagnon, Sébastien, le père de la petite Lyliana. Elle souffrait également d'un alcoolisme chronique. "L'alcool était entre nous. On se tapait dessus, surtout lui me tapait dessus, il me tirait les cheveux", a-t-elle rapporté à la cour. 

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