Drame de Millas : plusieurs témoins affirment que les barrières étaient baissées

La conductrice du car, qui affirme que les barrières étaient levées, a de nouveau été placée en garde à vue...

Ce mardi 19 décembre, le procureur de la République de Marseille s'est exprimé sur le drame de Millas, qui a fait six morts lors d'une collision entre un train régional et un car, à hauteur d'un passage à niveau. Alors que la principale question est de savoir si les barrières de ce passage à niveau étaient bien fermées comme elles devaient l'être, ou bien ouvertes comme l'affirme la conductrice du car, le magistrat a fait savoir que de nombreux témoignages allaient dans le sens des barrières fermées. Pour autant, d'autres récits et notamment ceux des enfants présents dans le car au moment de l'accident tendent vers des barrières restées ouvertes.

"On relève sur le bas du bus à hauteur de la barrière des traces qu'on doit analyser, pour savoir si elles proviennent de la barrière. Il sera sans doute difficile d'en tirer des conclusions en tant que telles avec la violence du choc", a précisé le procureur, tout en ajoutant que "l'armoire électrique qui commande le fonctionnement du passage à niveau ne présente pas de défectuosité". 

"Une fois que le virage est pris, on est très rapidement sur le passage à niveau"

"Les tests que l'on a pu faire aujourd'hui prouvent que le système fonctionne, mais nous n'avons pas pu faire l'expertise du moteur de la barrière. Le constat que nous faisons est que la barrière était en position basse. Il faut expliquer la raison pour laquelle la conductrice a franchi ce passage à niveau avec les conséquences dramatiques que nous connaissons", a rapporté le magistrat.

"Les premières conclusions sont qu'il n'y a pas d'obstacle visuel, si ce n'est qu'on constate qu'une fois que le virage est pris on est très rapidement sur le passage à niveau", a-t-il conclu. 

La conductrice du car a été de nouveau placée en garde à vue pour une durée de 48h maximum, afin de "l'interroger de nouveau", dans le cadre de l'enquête ouverte pour "homicides et blessures involontaires".

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