Drame de Millas : une collégienne affirme que les barrières étaient bien baissées

Un mois après la collision dramatique entre un TER et un bus scolaire, à hauteur du passage à niveau de Millas, une adolescente apporte un témoignage vient accabler un peu plus la conductrice du car, soupçonnée de ne pas avoir tenu compte des barrières abaissées.

Un mois après la collision mortelle qui a fait six morts à Millas, lorsqu'un bus scolaire est entré en collision avec un TER, le témoignage d'une collégienne vient corroborer les affirmations de la SNCF. 

La jeune fille, âgée de 13 ans et scolarisée en classe de 4ème, se trouvait à l'avant du car au moment de l'accident. Elle affirme que le bus s'est engagé dans le passage à niveau alors que les barrières étaient baissées. "J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée. Le bus a continué à rouler doucement. Le train rouge est arrivé à ce moment. Ensuite, je ne me souviens plus de rien", explique-t-elle.

Ce nouveau témoignage vient s'ajouter aux affirmations de deux témoins présents sur les lieux du drame, qui disent avoir vu les barrières fermées avant que le car ne s'engage. De son côté, la conductrice du bus scolaire continue de soutenir que les barrières étaient relevées. 

La quadragénaire, mise en examen le 20 décembre pour "homicides et blessures involontaires par imprudence", a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire. Les enquêteurs cherchent à savoir si le jour de l'accident, qui se trouvait être également la date anniversaire de la mort de son père, la conductrice aurait pu se trouver inattentive à cause du chagrin qu'elle aurait pu ressentir.

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