Nicole Belloubet assure vouloir laisser les autorités kurdes juger les femmes françaises parties faire le djihad en Syrie.

Pour la garde des Sceaux, interrogée à ce sujet ce vendredi matin sur BFMTV-RMC, les Françaises parties faire le djihad en Syrie et arrêtées au Kurdistan syrien doivent répondre de leurs actes devant la justice kurde. Elles "pourront être prises en charge en France si elles reviennent", mais "nous n'irons pas les chercher", a affirmé Nicole Belloubet.

Dans le cas où leur défense ne serait pas assurée, alors la France pourrait "intervenir"

Si "les autorités locales peuvent leur offrir un certain nombre de garanties, comme la traduction, leur accès à la défense etc, alors il n'y a pas de raison" qu'elles ne soient pas jugées sur place, a-t-elle ajouté. Dans le cas où leur défense ne serait pas assurée, alors la France pourrait "intervenir soit par le biais d'une protection consulaire, soit par le biais de la Croix Rouge par exemple".

Pourtant, la France ne reconnaît pas l'existence de l'État kurde. "Il n'y a pas d'Etat que nous reconnaissons mais il y a des autorités locales, et nous pouvons admettre qu'elles puissent procéder à des opérations de jugement", a souligné à ce sujet la garde des Sceaux.

Ce jeudi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait lui aussi laissé entendre que les femmes françaises djihadistes pourraient être jugées par les institutions kurdes en Syrie.

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