Discrimination à l'embauche : l'État dénoncera les entreprises aux pratiques déloyales

Ce mardi, le chef de l'État a assuré que les entreprises qui faisaient clairement de la discrimination à l'embauche seraient sanctionnées et que le gouvernement publiera les noms des sociétés adoptant les pires pratiques.

Les voilà prévenues. En déplacement à Tourcoing ce mardi, Emmanuel Macron a promis d'employer les grands moyens pour lutter contre les discriminations à l'embauche et à la promotion. Dans un discours annonçant une série de grandes mesures pour s'attaquer à la radicalisation dans les quartiers, le président de la République a également assuré qu'il allait mettre en place tout un arsenal pour lutter contre les discriminations à l'emploi, dont sont souvent victimes les habitants des zones défavorisées.

"Une mission que l'État se doit de prendre à bras le corps est celle de réduire de manière volontariste les discriminations qui frappent les quartiers sous plusieurs formes", a martelé le chef de l'État, évoquant les interpellations dont il faisait l'objet lors de ses déplacements dans les quartiers difficiles : "Des jeunes ou des moins jeunes qui disent 'j'ai tout fait, j'ai fait des études comme on m'a dit, j'ai postulé, et on ne répond jamais à mes CV et à mes lettres". "Beaucoup de travail a été fait sur ces sujets", a toutefois tenu à rappeler le président de la République. Cependant, le CV anonyme est inefficace, a-t-il reconnu.

L'inspection du travail procédera à des testings

"La clé, la réponse la plus efficace, c'est de lutter pied à pied et de pénaliser la discrimination. Nous avons une inspection du travail, nous avons le droit de lui donner des priorités. Nous lui donnerons quelques priorités claires, qui correspondent aux objectifs du gouvernement: la lutte contre le travail détaché illégal, la lutte contre les inégalités salariales hommes-femmes, et la lutte contre les discriminations à l'embauche", a assuré Emmanuel Macron.

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