Des universités annulent les examens

La réforme des retraites entraîne des perturbations dans les transports et des blocages étudiants. Ces agitations contraignent plusieurs établissements à reporter les partiels, qui devaient commencer ce lundi 16 décembre.

De nombreux enseignements n’ont pas eu lieu ces dernières semaines. Des milliers d’étudiants voient leur programme perturbé, avec le mouvement social contre la réforme des retraites.

Leurs examens qui devaient débuter ce lundi 16 décembre, ont été annulés dans les villes de Paris, Lyon et Rennes. A Nanterre, la décision a été prise en amont, en raison de « la situation exceptionnelle que constituent les grèves nationales qui ont débuté le 5 décembre et de l’incertitude sur leur durée ». Les examens seront reprogrammés au 13 janvier.

Une question d’équité

En Ile-de-France, la grève des transports a un fort impact. Plusieurs universités ont annoncé qu’elles reporteraient les partiels. Le maître de conférences Olivier Ritz, à Paris-Diderot souligne : « Beaucoup de nos étudiants viennent de loin. Cela crée des disparités et des inégalités entre ceux qui habitent près du campus, ceux qui ont les moyens d’accéder à une alternative pour se déplacer, et les autres ». Les modalités de rattrapage seront adaptées en fonction des disciplines et de la situation de chaque université. Certains envisagent même d’annuler les examens de décembre et de les remplacer par un calcul de notes obtenues par les étudiants en contrôle continu.

A Lyon-II, les partiels seront également repoussés à janvier. La mobilisation étudiante est plus forte qu’ailleurs, depuis la tentative de suicide d’un étudiant par immolation, le 8 novembre, après avoir dénoncé ses difficultés financières. Les deux campus ont connu près de six jours de fermetures à la suite des tentatives de blocage des étudiants, contre la réforme des retraites mais aussi la précarité étudiante.

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