Des sanctions réclamées contre un policier

Plusieurs journalistes avaient été violentés par des policiers lors d'une manifestation contre la loi Travail, à Rennes, en 2016. Le Défenseur des Droits estime que l'intervention policière n'était pas justifiée et demande à ce que des sanctions disciplinaires soient appliquées contre un policier. 

En marge d'une manifestation contre la loi Travail, en 2016 à Rennes, plusieurs cameramen et photographes avaient été brutalisés par la police, essuyant des coups. Deux ans et demi après ces faits, le Défenseur des Droits Jacques Toubon vient de rendre son rapport, lequel fait écho aujourd'hui aux violences subies de nouveaux par les journalistes, cette fois-ci pris pour cible par les gilets jaunes. 

Le Défenseur des Droits, saisi par le Club de la Presse de Bretagne suite à ces violences, estime dans son rapport que l'un des journalistes « a été frappé sans que le contexte le justifie ». Jacques Toubon, qui a écrit au ministère de l'Intérieur, demande donc que « des sanctions disciplinaires à l'encontre du brigadier-chef à l'origine de ces violences » soient prises. 

Le jour de cette manifestation, plusieurs médias rapportaient avoir été pris pour cible par les policiers. Vidéos à l'appui, ils dénonçaient alors « des violences inacceptables » tout en estimant que « le droit d'informer » avait été « délibérément attaqué ». Suite à cet incident, Bernard Cazeneuve avait d'ailleurs reçu les responsables du Club de la Presse. 

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