L'ONG américaine Mighty Earth a mené l'enquête sur la chaîne de fast-food américaine. Verdict : les fournisseurs de Burger King ont un lien direct avec la déforestation qui sévit en Amérique du Sud.

L'enquête de Mighty Way, réalisée en partenariat avec Rainforest Foundation Norway, s'intitule « Les derniers mystères de la viande : Les secrets de Burger King et de la production mondiale de viande » et soutient que le n°2 mondial du fast-food est bel et bien le « dernier de la classe en matière de protection de l’environnement ».

Ce n'est pas pour rien que la multinationale reste discrète sur ses fournisseurs : selon l'enquête réalisée par l'ONG, les chaînes d'approvisionnement, les traders, les négociants sont autant de points négatifs qui montrent un lien direct avec la déforestation. « Nous avons retrouvé la trace d’importantes sociétés de négoce, des acteurs majeurs de l’agriculture mondialisée, qui fournissent Burger King et d’autres entreprises du secteur agroalimentaire, dévoile l'enquête. Ces négociants, les Américains Cargill, Bunge et ADM, achètent du soja, construisent des silos et des routes, et fournissent les fermiers en engrais. Ils vont même jusqu’à financer les opérations de défrichement. »

Ces monocultures de soja avaient déjà été pointées du doigt par Le Monde et plusieurs ONG, et auraient détruit « 4 millions d’hectares entre 2001 et 2010, dont 2,6 millions au Brésil qui est le principal exportateur de soja ». Mais cette fois-ci, c'est Burger King qui est dans le viseur. En usant massivement de ces cultures, la multinationale participe à la destruction de millions d'hectares de forêts primaires, d'espaces protégés, d'écosystèmes, et compromet l'existence des peuples autochtones qui se voient forcés de quitter leurs terres pour que les pesticides puissent y être déversés.

C'est ce que déplore l'enquête de Mighty Way : « De nombreuses communautés autochtones vivent dans les forêts et dépendent de ses ressources pour s’approvisionner en vivres et en eau, mais également y habiter et conserver leur culture. Les producteurs de soja, les éleveurs et des exploitants forestiers illégaux ont souvent eu recours à la violence pour chasser des populations des basses terres comme les Guarani, de leurs terres ancestrales. »

Outre cette aspect envahissant, les pesticides constituent également un danger d'intoxication pour ces habitants.

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