Déçus, une centaine de militants LREM annoncent leur départ du mouvement

Les militants de la République en Marche sont mécontents. Une centaine d'entre eux ont même décidé de claquer la porte du parti pour protester contre les conditions de l'élection du prochain délégué général du parti, Christophe Castaner.

Manquerait-il de démocratie au sein de la République en Marche ? C'est en tout cas ce qu'affirment une centaine de militants LREM qui ont décidé de quitter le parti politique. Dans un communiqué publié mardi, ils expliquent pourquoi ils démissionnent du mouvement, déçus de la façon dont l'élection du nouveau délégué général est organisée.

Ces militants, dont certains sont élus, dénoncent le manque de démocratie dans le mouvement. LREM revendique plus de 380.000 adhérents, mais seuls les membres du Conseil, soit moins de 300 personnes ont le droit de choisir le nouveau délégué général, Christophe Castaner. Le porte-parole du gouvernement sera élu le 18 novembre prochain. Il est le seul candidat en lice pour le poste.

Les nouveaux statuts critiqués

"Puisque le choix a été fait de ne contrôler aucune entrée et de permettre un accès libre à tous, il fallait dès le départ faciliter le travail de la gouvernance en installant des instances internes pour réguler les dérives et éviter aux vieux comme aux jeunes loups, qui avaient flairé la bonne affaire, de mettre hors-jeu la base militante lanceuse d'alerte sur ces jeux politiques pervers", dénoncent les militants dans le communiqué.

Avant d'ajouter que "les nouveaux statuts" de LREM "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".  "Sous les poids des process marketing, des #LoveLaREM, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés entraînant dans leur chute l'engouement et la motivation des marcheurs".

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