D'après le DGSI, "plus de 18.000" individus radicalisés sont surveillés

Le patron de la DGSI estime que malgré le délitement de Daesh en zone irako-syrienne, la menace terroriste en France est toujours aussi préoccupante. 

Pour Laurent Nunez, à la tête de la lutte contre le terrorisme en France, le pays reste une cible de choix pour l'organisation État Islamique (EI), malgré la chute de son califat en zone irako-syrienne. "L’hypothèse qui dit que le délitement de l’Etat islamique n’affaiblit par la menace est une hypothèse qu’il faut effectivement prendre en compte, ne serait-ce que la menace endogène", a-t-il affirmé ce mardi sur RTL

Pour le patron de la DGSI, la menace terroriste en France est inquiétante. Avec "des moyens rudimentaires", ces individus radicalisés et présents sur le sol français, prêts à prendre les armes pour l'État Islamique, peuvent faire "énormément de victimes". Un terrorisme que Laurent Nunez qualifie de "low-cost", bien loin de l'organisation méticuleuse des attentats du 13-Novembre, mais capable de faire un nombre important de morts et de blessés comme à Nice, le 14 juillet 2016, où 87 personnes ont perdu la vie, renversées par un camion-bélier.

"L’hypothèse de l’équipe projetée est peut-être moins probable parce qu’il y a un délitement sur zone de l’Etat islamique, parce que les contrôles aux frontières ont été renforcés, parce qu’il y a une meilleure coopération", explique Laurent Nuñez, tout en assurant qu'il ne dira "jamais" que les attaques de Paris et Saint-Denis ne se reproduiront pas.

Pour tenter de déjouer un maximum d'attentats, la mission des équipes de la DGSI est de surveiller constamment plus de 18.000 individus inscrits au fichier national de suivi de la radicalisation violente. Parmi ces derniers, 4.000 sont activement suivis par la DGSI pour leur dangerosité avérée. 

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