Couple de policiers tués à Magnanville : ce que l'on sait du nouveau suspect mis en examen

Son ADN a été détecté sur le clavier de l'ordinateur du couple...

Le djihadiste Larossi Abballa, meurtrier présumé du couple de policiers tués en juin 2016 dans leur résidence de Magnanville, n'a peut-être pas agi tout seul. La question se pose après la mise en examen, ce lundi 11 décembre, de Mohamed Lamine Aberouz pour "complicité d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste". 

Selon Le Parisien, l'ADN de l'homme de 24 ans a été retrouvé sur l'ordinateur familial. Pour les enquêteurs, jusqu'ici persuadés que Larossi Abballa avait commis le double-assassinat seul, cela remet tout en perspective. 

"Il est incontesté qu'ils ont été des amis proches"ont réagi par communiqué les avocats de Mohamed Lamine Aberouz. Pour les conseils, l'ADN de leur client placé en détention provisoire "a été probablement transporté via le véhicule d'Abballa", car il s'est "souvent trouvé dans ce véhicule".

Le grand frère de Mohamed Lamine Aberouz, Charaf-Din, âgé de 31 ans, a également été mis en examen. Soupçonné d'avoir aidé Larossi Abballa dans la planification de son attentat, notamment en lui fournissant une aide logistique, il a été remis en liberté le 29 septembre dernier au motif que les "vérifications faites sur les charges qui ont démontré que les indices n'étaient plus pertinents", a fait valoir son avocat.

Mohamed Lamine Aberouz avait déjà été mis en examen dans l'enquête portant sur le commando de femmes accusées d'avoir préparé un attentat à la voiture piégée à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il était alors en couple avec l'une des principales suspectes, Sarah Hervouët, laquelle avait été auparavant la "promise" de Larossi Abballa, puis d'Adel Kermiche, l'un des deux djihadistes qui a assassiné un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016. 

Placé quatre mois en détention provisoire puis libéré en janvier 2017, Mohamed Lamine Aberouz n'est pas le seul lien entre entre l'attentat déjoué de la cathédrale Notre-Dame et le double-assassinat de Magnanville. En effet, Rachid Kassim, connu pour être l'un des plus dangereux propagandistes francophones du groupe État Islamique, était également en contact Larossi Abballa et le commando de femmes djihadistes via Telegram, messagerie cryptée. 

L'homme est suspecté d'avoir commandité ses deux attaques depuis la zone irako-syrienne où il se trouvait alors.

Rubriques

Société