Le sixième (et plus important à ce jour) essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord a poussé les Nations unies à adopter une nouvelle série de sanctions contre le Pyongyang. Des sanctions concrètes mais moins sévères que celles espérées par les États-Unis.

Lundi 11 septembre, sur proposition de Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une nouvelle batterie de sanctions économiques contre la Corée du Nord, suite au sixième essai nucléaire entrepris par cette dernière le 3 septembre dernier. Seront touchés, entre autres, le secteur des exportations du textile ainsi que celui des importations énergiques. Ces mesures sont même soutenues par la Chine et la Russie, qui sont à l'origine les seuls alliés de Pyongyang. L'ONU espère, avec un tel programme, pousser le régime nord-coréen à renégocier ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel qui menacent la stabilité mondiale.

Une nouvelle version plus soft

Le texte initial des États-Unis prévoyait toutefois des sanctions plus radicales : embargo total sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, renvoi des expatriés nord-coréens (environ 93.000 selon Washington), gel des avoirs de Kim Jong-un et interdiction d'importer du textile nord-coréen par la force de navires en haute mer suspectés de violer les résolutions de l'ONU. Ainsi, le texte américain se voulait "maximal" sur "absolument tout", selon les termes d'un diplomate américain.

Mais Washington a dû remanier les sanctions en les rendant plus modérées afin de garder le soutien de la Russie et de la Chine, qui souhaitent privilégier la recherche d'une solution "pacifique" à cette crise. C'est donc après plusieurs jours de négociations que l'embargo pour les pétroles a été levé et remplacé par une limitation des ventes.

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