Par ailleurs, les jeunes hommes perçus comme noirs ou maghrébins entretiennent des "relations plus dégradées avec les forces de l'ordre", souligne le dernier rapport annuel d'activité du Défenseur des droits...

Le rapport annuel du Défenseur des droits, dévoilé ce mercredi 11 avril, pointe du doigt les difficultés que rencontrent les jeunes perçus comme maghrébins ou noirs avec les policiers. Ces cinq dernières années, sur 10 jeunes contrôlés de 18 à 24 ans, 4 d'entre eux étaient perçus comme noirs, arabes ou maghrébins. Le rapport explique que ces jeunes « sont tout particulièrement concernés » puisqu’ils ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres » d'être contrôlés. 

« 80 % d’entre eux rapportent avoir été contrôlés au moins une fois » sur cette même période, rapporte l'ancien ministre Jacques Toublon, à la tête de l'institution depuis juillet 2014.

Des contrôles répétés, qui ne se déroulent pas bien

Le Défenseur des droits note également que ces mêmes jeunes entretiennent des « relations plus dégradées avec les forces de l’ordre et font état de tutoiements (40 % contre 16 % de l’ensemble), d’insultes (21 % contre 7 % de l’ensemble), ou de brutalités (20 % contre 8 % de l’ensemble) subis lors du dernier contrôle ». Pour le sociologue, « la probabilité que ces contrôles d’identité ne se passent pas bien est surtout liée à leur répétition. Ces personnes sont contrôlées de nombreuses fois »

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