Clichy : les prières de rue interdites par le préfet

Ce jeudi, le préfet des Hauts-de-Seine s'est engagé à ce que les prières de rue cessent à Clichy, où chaque vendredi des fidèles prient face à la mairie, en signe de protestation contre la fermeture de l'un de leurs lieux de culte. 

Estimant que ces prières "constituent un trouble manifeste à l'ordre public", le préfet des Hauts-de-Seine Pierre Soubelet a invité les fidèles à se rendre dans une autre salle de la ville pour effectuer leur prière du vendredi. Une décision qui devrait être suivie ce vendredi, alors que l'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC), après une rencontre organisée ce jeudi avec la mairie est les associations musulmanes, s'est engagée à ne pas organiser de prière dans la rue ce vendredi. 

Vendredi dernier, plusieurs dizaines de fidèles avaient prié dans la rue, comme ils le font depuis plusieurs semaines, afin de protester contre la fermeture de leur salle de prières en centre-ville. Des élus avaient alors tenté de les en empêcher en manifestant au même moment. 

La fin des tensions ?

Ce jeudi 16 novembre, le préfet des Hauts-de-Seine a donc tranché : les prières dans la rue ne seront plus tolérées. De son côté, le maire de Clichy a invité les fidèles à se rendre dans la salle des trois-Pavillons pour prier. Jusqu'à présent, l'UAMC jugeait que cette salle du centre-ville de Clichy était trop petite et pas assez sécurisée, mais elle a semble-t-il finalement accepté de l'utiliser. Est-ce pour autant la fin des tensions ? "Je n'ai plus de prières de rue dans ma ville et ma ville va pouvoir retrouver sa sérénité", affirme le maire, Rémi Muzeau, toujours sous le coup d'une plainte déposée par l'UAMC pour diffamation et incitation à la haine raciale. Sur une chaîne de télévision, l'édile avait affirmé qu'il y avait eu dans les rues de sa ville "des prêches en arabe, des prêches avec des appels au meurtre" ainsi que "des documents qui ont été mis dans la rue, qu'on a récupérés, avec des phrases terribles où on disait si vous rencontrez un juif, tuez-le".

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