Un chercheur du CNRS révoqué après des accusations d'agressions sexuelles

Un chercheur du CNRS travaillant dans un laboratoire de Marseille a été révoqué de la fonction publique. Il aurait agressé sexuellement une femme en 2015.

La décision est rare. Un directeur de recherche du CNRS vient d'être révoqué de la fonction publique. L'homme est accusé par deux femmes d'agression sexuelle et de harcèlement. Il travaillait dans un laboratoire rattaché à l'Institut hospitalo-universitaire d'infectiologie de Marseille.

Une ingénieure d'étude et une étudiante en thèse l'accusent de les avoir agressées. Pour l'une il s'agirait d'une agression sexuelle remontant à 2015 et l'autre à du harcèlement depuis "plusieurs années".

Pour motiver sa décision, le CNRS fait état "des agissements de harcèlement sexuel" et "des faits d’attouchements sexuels" dans le cas d’une des deux femmes, une "jeune étudiante étrangère" qui dépendait du directeur de recherche en question. La décision explique qu'il a aussi "tenu de manière répétée des propos à connotation sexuelle, blagues à caractère sexuel, remarques sexistes, et adopté un comportement déplacé à l’égard de certains personnels du laboratoire", et surtout face au personnel féminin.

Des blagues salaces

Selon Marsactu, sa blague préférée était : "Il est 4 heures, c’est l’heure de ma pipe, qui est-ce qui s’y colle ?"

"Il ressort des témoignages recueillis et entretiens menés par la délégation […] du CNRS que le directeur de recherche a eu, à l’égard des deux plaignantes, un comportement dénigrant et oppressant caractérisé notamment par des critiques répétées sur leur activité y compris devant des collègues, des insultes et des pressions", explique Alain Fuchs, le président du CNRS. L'homme avait été mis à pied début septembre.

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