Le magasin de prêt-à-porter à été dénoncé sur les réseaux sociaux pour avoir déchiré et jeté ses invendus. La chaîne s’est défendue en affirmant que les vêtements en question étaient importables.

Des invendus dans les poubelles 

Tout le monde a déjà entendu parler des grandes surfaces, qui inondaient de javel les produits alimentaires invendus. Cette pratique avait d’ailleurs été bannie en 2015. Après ce scandale, c’est le magasin de vêtements masculins Célio qui est sujet à polémiques.

Le samedi 3 février, dans la ville de Rouen, le magasin a en effet déchiré des invendus, provoquant la colère et l’indignation sur les réseaux sociaux. Un inconnu, intrigué par le contenu des poubelles du magasin, découvre des vêtements neufs, lacérés de toutes parts. Outré, il expose publiquement les vêtements déchirés en les accrochant à la vue de tous aux grilles du magasin.

« Non au gâchis » : indignation sur les réseaux sociaux 

Scandalisée à son tour par cette triste exposition, une passante prend la photo du magasin ainsi “vêtu” de ses propres invendus et la publie sur les réseaux sociaux. Son post sur Facebook a été partagé près de 16000 fois.

Sous la photo, une légende : « Il y a dehors des gens qui meurent de froid, qui n'ont pas moyens de s'acheter de quoi se vêtir décemment ..et Celio jette des vêtements (...) des fois qu'un "horrible nécessiteux" voudrait profiter de la poubelle de luxe de ce magasin ». « Non au gâchis, oui au don » conclue-t-elle, indignée par cette attitude.

Célio confirme cet acte 

Les commentaires fusent, dénonçant les pratiques douteuses de ces grandes enseignes. Attaquée sur les réseaux sociaux, le magasin a d’abord confirmé que les vêtements avaient été jetés par des employés de la boutique, avant d’expliquer les raisons de cet acte : « les produits détruits concernent uniquement des articles totalement importables : trous, déchirures, grosses taches indélébiles ». Elle a ajouté soutenir l’association ADN, Agence du don en nature « par des dons réguliers de produits ». 

Bien sûr, cette explication n’a pas convaincu tout le monde ; pourquoi lacérer un vêtement déjà troué ou tâché ? Un trou se répare, une tâche se nettoie, comme le souligne un des commentaires sur Twitter. Peu crédibles dans leurs explications, certains clients décident de boycotter l’enseigne.

Les sans-abris sont malheureusement habitués à ce genre de pratique, les grandes chaînes tolérant rarement la mendicité devant les portes de leur magasins.

Réagissez !

Vous devez être connecté pour commenter

L'appli !

L'application mobile Le Vrai Site

Téléchargez maintenant !