Il s'était fait passer pour une victime du Bataclan pour bénéficier de l'argent reversé aux victimes.

Ce vendredi, l'ambulancier qui s'était fait passer pour une victime du Bataclan est jugé pour tentative d'escroquerie auprès du fonds qui se charge de l'indemnisation des victimes.

Au cours des semaines qui avaient suivi les attentats de Paris en novembre 2016, on avait pu voir Cédric R. raconter l'horreur du massacre. Il expliquait qu'il se trouvait à la terrasse du café situé à côté de la salle de spectacle où 90 personnes ont été tuées. "J'étais en train d'appuyer sur la plaie d'un blessé qui s'était effondré sur le boulevard quand j'ai relevé la tête. J'ai vu un type devant l'entrée du Bataclan se retourner. Il avait sa kalachnikov en bandoulière, elle était pointée vers moi. Au même moment, une femme est passée entre nous en courant : elle a pris les balles", témoignait-il auprès de Libération trois mois après la tragédie.

"Pendant les quinze jours qui ont suivi les attentats, j'ai été toutes les nuits devant le Bataclan", racontait-il encore à l'AFP quelque semaines plus tôt. "Dès que je voyais des gens la larme à l'œil, je leur sautais dessus et je leur demandais 'vous y étiez ?'".

Un récit fort, des mots qui paraissent sincères... et pourtant, les témoignages de Cédric R. n'était qu'un tissu de mensonges. La femme enceinte qu'il évoquait n'existe pas, et la localisation de son téléphone portable au moment du drame prouve qu'il n'était pas sur les lieux. "J'ai fait une erreur, j'ai franchi une limite impardonnable", avait reconnu l'ambulancier fin octobre lors de son passage en comparution immédiate à Versailles.

Deux ans après avoir baratiné la presse, l'imposteur comparaît ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles où il est jugé pour tentative d'escroquerie auprès du fonds en charge de l'indemnisation des victimes. Il risque jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.

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