Plusieurs associations dénoncent le caractère raciste du "blackface" causé par le maquillage noir, tandis que le maire de la ville défend un "droit à la caricature". 

Le carnaval de Dunkerque s'est ouvert ce dimanche et déjà une première polémique nait, autour du bal costumé de la "Nuit des Noirs" programmé le 10 mars et déjà dénoncé par des associations antiracistes. Durant cette "Nuit des Noirs", certains participants du carnaval se griment en Noir et revêtent des pagnes de raphia et des coiffes à plumes. Une tradition dans la digne lignée de la tradition américaine du "blackface", interdite aux États-Unis depuis les années 60 et le mouvement des droits civiques. 

Pour le président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), le "blackface" "n'est pas seulement un acte raciste, il a partie liée avec le crime contre l'humanité. Il est l'envers grimaçant de l'esclavage, qu'il a rendu tolérable, voire tout à fait divertissant, aux yeux des peuples d'Occident". Louis-Georges Tin a également rappelé que la ville de Dunkerque avait "participé au trafic négrier". Pour lui, il s'agit clairement d'une "posture négationniste favorisée par la faiblesse du travail de mémoire effectué par la ville".

Pour le maire de Dunkerque, les associations qui dénoncent la Nuit des Noirs sont "à côté de la plaque". "Une femme devient homme et un homme porte robe et perruque, un ouvrier joue les banquiers, un athée se fait ecclésiastique, un Blanc se fait Noir, un bon bourgeois se mue en bagnard (...) Dans ce contexte, les quelques procureurs, heureusement sans beaucoup d'écho, qui, de leurs bureaux parisiens, instruisent contre notre ville un procès en racisme, sont dans le meilleur des cas à côté de la plaque et dans le pire, qui n'est pas à exclure, d'une crasse mauvaise foi", a estimé l'édile par communiqué. 

Réagissez !

Vous devez être connecté pour commenter

L'appli !

L'application mobile Le Vrai Site

Téléchargez maintenant !