François, 41 ans, est le chef de la patrouille de police qui s'est retrouvée face au jihadiste Khamzat Azimov, samedi soir à Paris. Le terroriste, armé d'un couteau, venait de tuer une personne et d'en blesser plusieurs autres.

François, chef de patrouille et délégué du syndicat Alliance, était l'un des trois gardiens de la paix qui ont neutralisé le terroriste Khamzat Azimov, samedi soir dans le quartier de l'Opéra, à Paris. L'assaillant, d'origine tchétchène, venait de tuer une personne et d'en blesser quatre autres avec un couteau. Policier depuis neuf ans au commissariat du IIIe arrondissement, François était ce soir-là chef de patrouille. Lorsqu'il s'est retrouvé face au jihadiste, il a tiré deux fois avec son pistolet électrique (Taser) sur l'homme, avant que celui-ci ne soit finalement abattu par l'un de ses collègues. 

"Tout à coup il se retourne et nous voit. Il se dirige alors vers nous trois d’un pas déterminé"

"Nous étions avec mes deux collègues, boulevard des Italiens, dans le secteur de l’Opéra quand on a été prévenus vers 20h35 par le service de quart d’une agression au couteau dans la rue Monsigny. Sur le trajet, nous sommes interpellés par des cris de passants qui nous indiquent la direction de la fuite de l’assaillant. Nous sommes alors à l’angle de la rue Saint-Augustin et de la rue Monsigny. Une foule est amassée sur le trottoir. On aperçoit très vite un individu qui se trouve en plein milieu de la rue Saint-Augustin. Il est à environ 30 mètres de nous, il part en direction de la Bourse. Tout à coup il se retourne et nous voit. Il se dirige alors vers nous trois d’un pas déterminé", raconte le gardien de la paix au Parisien.

« Tire, tire, tire… »

"À une quinzaine de mètres de nous, il hurle en brandissant son couteau : « Je vais vous planter, je vais vous planter ! » Lorsque je pointe mon pistolet Taser vers lui, il me dit à tue-tête en avançant vers moi : « Tire, tire, tire… » Je suis en première ligne, mes collègues sont sur ma droite, légèrement en retrait. Je sais que mon taser a une portée de trois mètres pour être efficace".  "Je tire une première fois quand l’assaillant se trouve à ma portée, mais ça ne fonctionne pas. Quand l’individu s’aperçoit que le Taser ne fonctionne pas, il fonce sur mon collègue le plus à droite. Je me mets alors en retrait pour recharger mon Taser. Lui essaie de poignarder mon collègue. Heureusement son couteau heurte le gilet pare-balles", continue d'expliquer François, qui recharge son Taser et vise une nouvelle fois le terroriste, sans succès. 

"L’homme est tout de suite pris de convulsion, je comprends que c’est la fin"

"Le collègue derrière moi, pointe alors son arme à feu, tout en donnant des injonctions pour que l’assaillant lâche son arme. Ce qu’il ne fait pas. Mon collègue sait que je n’ai que deux cartouches, et il décide de tirer. À deux reprises. Une des deux balles touche l’assaillant qui, blessé, tombe au sol. Dans sa chute, il entraîne mon collègue et se retrouve sur lui. Je prends mon pistolet et pointe l’individu au sol pendant que mon coéquipier s’extirpe. L’individu parvient à se relever, fait quelques pas puis s’écroule sur le dos. Je m’avance vers lui et constate l’impact de la balle entre l’épaule et le cœur. L’homme est tout de suite pris de convulsion, je comprends que c’est la fin."

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