Assistants parlementaires du FN : le préjudice réévalué à 7 millions d'euros par la justice

Marine Le Pen, qui dénonce un acharnement sur sa personne, voit les juges réévaluer à la hausse le préjudice causé par les assistants présumés fictifs du FN au Parlement européen, en étendant leurs investigations à la période 2009-2012.

Jusqu'ici, les juges ne s'intéressaient qu'à la période allant de 2012 à 2017. Désormais, ils étendent leurs investigations aux années 2009-2012. Et l'ardoise s'alourdit. Le parti frontiste est désormais soupçonné d'avoir détourné près de 7 millions d'euros dans l'affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires européens. 

"Le Parlement européen vient de réévaluer à la hausse le préjudice que lui aurait fait subir le FN", rapporte Le Journal du Dimanche dans son édition du 4 mars. 

Pour rappel, Marine Le Pen est soupçonnée dans cette affaire d'"abus de confiance". La justice et Bruxelles soupçonnent le Front national d'avoir fait rémunérer des employés du parti comme assistants parlementaires, alors qu'en réalité, ils travaillaient au sein du FN, comme entre autres le garde du corps de la famille Le Pen.

Alors qu'initialement, le préjudice était évalué à 5 millions d'euros, les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke l'ont revu à la hausse de deux millions d'euros supplémentaires, soit au total 7 millions d'euros, en étendant leurs investigations à la période 2009-20012. 

Rubriques

Société