La jeune femme de 32 ans est accusée de s'être fait passer pour une victime des attentats du 13 novembre 2015, touchant au passage une indemnisation de 20.000 euros, accordée par le Fonds de garantie des victimes de terrorisme. 

Elle était devenue une sorte d'icône de la résilience, allant même jusqu'à poser sous l'oeil d'un photographe de l'AFP, couronne de fleurs sur la tête et la devise "Fluctuat nec mergitur" tatouée sur son bras, "tout près de sa cicatrice", racontait-elle à la presse. Une cicatrice qui selon ses dires lui avait été causée par une balle de Kalachnikov tirée par l'un des terroristes le 13 novembre 2015, alors qu'elle se trouvait à la terrasse du Carillon. Ce soir-là, deux de ses amis étaient morts, assurait-elle également. Pourtant, Alexandra D. comparaît ce mardi pour escroquerie et faux témoignage, devant le tribunal correctionnel de Paris.

Sous contrôle judiciaire depuis juin, cette fausse victime présumée des attaques du 13-Novembre a éveillé les soupçons des associations de victimes. En effet, le 14 novembre 2015, elle avait été filmée par des médias étrangers : Alexandra D., qui apparaissait alors sans aucune blessure, expliquait ne pas s'être trouvée au Carillon le soir de l'attentat, mais être une habituée des lieux. 

Particulièrement investie dans l'association de victimes Life for Paris, la trentenaire avait même rencontré plusieurs officiels lors de cérémonies, où elle arborait une couronne de fleurs dans les cheveux. Life for Paris et le FGTI se sont constitués parties civiles, ainsi que l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Cette dernière reproche à Alexandra D. des faits d'escroquerie. 

Depuis les attentats du 13 novembre 2015, une quinzaine de personnes ont tenté de se faire passer pour de véritables victimes.

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