Affaire Maëlys : une partie de l'enquête pourrait être invalidée par la justice

Ce mardi, la cour d'appel de Grenoble examine une requête en nullité, déposée par l'avocat du principal suspect dans la disparition de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin, fin août. Si la justice valide cette requête, alors certains éléments du dossier ne pourraient plus être utilisés dans l'enquête.

Coup de théâtre dans l'affaire Maëlys, dont une partie pourrait bien être invalidée par la justice. Près de trois mois après la disparition de la fillette lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère) le 27 août dernier, l'enquête pourrait bien être partiellement - voir entièrement - remise en cause. Ce mardi, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble examine à huis clos une requête en nullité, déposée par l'avocat du principal suspect. 

Alors que la petite fille de 9 ans n'a toujours pas été retrouvée, la défense de Nordahl Lelandais pointe du doigt une erreur de procédure lors de la première garde à vue de leur client. Pendant plus de 36 heures, le principal suspect, mis en examen pour "enlèvement et séquestration" a été entendu par les enquêteurs. Cependant, cette audition n'a pas été filmée, comme le prévoit la procédure. "Les auditions des personnes placées en garde à vue pour crime, réalisées dans les locaux d'un service ou d'une unité de police ou de gendarmerie exerçant une mission de police judiciaire font l'objet d'un enregistrement audiovisuel", précise en effet l'article 64-1 du code de procédure pénale.

La décision devrait être mise en délibéré par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble. Si cette dernière venait à valider la requête déposée par les avocats du suspect, alors tout un pan de la procédure serait remis en cause.

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