Après avoir écarté le caractère antisémite à la stupéfaction générale, les responsables de l'enquête ont estimé que le meurtrier de Sarah Halimi avait agi avec un discernement "altéré".

Après avoir examiné Kobili Traoré, poursuivi pour l'homicide volontaire de Sarah Halimi commis le 4 avril dernier dans le 20e arrondissement de Paris, l'expert psychiatre chargé du dossier a conclu que le discernement de l'assassin était "altéré" au moment des faits. En d'autres termes, le tueur n'était pas tout à fait responsable de ses actes et n'avait pas toute sa tête lorsqu'il a longuement torturé cette femme juive avant de la défenestrer en invoquant Allah.

Le coupable, c'est le cannabis

Une conclusion qui ouvre la porte au mieux à une sanction pénale éphémère, au pire à un séjour en hôpital psychiatrique. Selon les informations du Figaro, l'expert psychiatre a estimé que le coupable avait agi sous l'influence d'une "bouffée délirante aigüe", aggravée par une consommation "massive" de cannabis. En France, la consommation de cannabis concerne plus de 3,9 millions de consommateurs, dont 1,2 million de consommateurs réguliers, lesquels sont peu réputés pour des actes de tortures ou des défenestrations.

Pour rappel, le 4 avril 2017, Kobili Traoré, un Africain musulman, a torturé et défenestré Sarah Halimi, une femme juive, aux cris de "Allahu akbar" et en affirmant avoir "tué le Sheitan". Pourtant, à la stupéfaction générale, le caractère antisémite n'a pas été retenu. Il faut dire que le meurtrier a assuré avoir agi sous l'emprise d'une "force démoniaque" qu'il a attribuée à sa consommation de cannabis. Une version loufoque qui, manifestement, a séduit les personnes chargées de l'enquête.

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