Il y a quelques jours Murielle Bolle et son cousin se sont retrouvés dans le bureau du juge pour une confrontation. Le Monde a eu accès aux procès verbaux de cette discussion tendue.

La tension était à son comble le 28 juillet dernier, dans le bureau de Claire Barbier, la juge d'instruction. Murielle Bolle, accompagnée de ses trois avocats et son cousin Patrick F. avaient tous rendez-vous dans les locaux de la cour d'appel de Dijon pour une confrontation.

Selon Le Monde et l'Express, les discussions ont duré plus de trois heures. La juge cherchait à savoir qui des deux mentait à propos de la soirée du 5 novembre 1984. Le cousin affirme avoir été témoin ce soir-là d'un lynchage en règle de Murielle Bolle par sa famille, pour la faire changer de version. Car l'adolescente, à l'époque, avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé le petit Grégory. Après cette fameuse soirée, elle se rétractera pour ne plus jamais changer ses déclarations.

Mais Murielle Bolle, elle, dément avoir été battue. Elle affirme que ses aveux avaient été obtenus sous la pression des gendarmes. C'est pour cela qu'elle a fini par se rétracter.

Une confrontation tendue

Dans les premiers instants de la confrontation, Murielle Bolle affirme ne pas connaître son cousin. Avant de se rappeler de détails, de surnoms, mais rien d'autre. Puis Patrick F. confirme les violences. "La première claque qu'elle a prise, c'est par sa mère. Marie-Ange [soeur de Murielle] lui a sauté dessus. [...] J'ai participé à repousser les journalistes pendant que la famille montait et elle s'est fait frapper surtout par Marie-Ange. Je l'ai vue de mes propres yeux. Sa soeur avait même une mèche de cheveux dans les mains", écrit L'Express.

En revanche, d'après Le Monde, le reste du témoignage du cousin est plus évasif. 

– "Vous vous rappelez quels jours vous avez été présent au domicile de la famille Bolle à l’époque des événements ?", demande la juge
– "Tout à fait, je me rappelle quand je suis monté avec ma mère au mois de novembre 1984, en fin de journée, venant de Blamont, 17 heures… il y a trente-trois ans… Il faisait encore jour. Murielle était en train de se faire interviewer par plusieurs journalistes, c’était sur le petit chemin près de chez elle, elle était devant le grillage, mais je ne me souviens pas du jour, c’était le 5 ou le 6".

Le 6 novembre est le jour où Murielle Bolle est revenue sur ses aveux. Dans ce cas le lynchage n'aurait pas eu d'incidence sur les déclarations de l'adolescente. "C’était avant qu’elle ne se rétracte. Trente-trois ans après, je peux ne pas me rappeler de quel jour exact il s’agit", affirme-t-il.

Des aveux à son cousin

"Elle s'est fait insulter par son père qui criait même qu'elle couchait avec Bernard [Laroche]. Il la traitait de putain, de salope", continue le cousin avant d'affirmer que la jeune fille a été envoyée manger dehors en guise de punition. En plein mois de novembre. C'est à ce moment-là qu'elle se serait confiée à Patrick F. "Elle m'a raconté qu'elle était avec Bernard et son fils, Sébastien. Que Bernard a pris le petit Grégory d'un point A à un point B. Qu'il est descendu de la voiture au point B avec le petit, qu'il est revenu sans le petit".

Murielle Bolle reste sur sa position

La confrontation n'aura pas fait avancer les choses. Chacun a campé sur ses postillons. "Il ment. Je suis innocente. Je n'ai pas participé à la mort de Grégory, ni Bernard non plus", a déclaré la quadragénaire devant la juge.

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