Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont de retour devant une cour d'assises depuis lundi. Ils sont tous les deux accusés de violences ayant entraîné la mort sur la petite Fiona, 5 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé.

L'affaire est complexe. Les juges de la cour d'assises de la Haute-Loire vont devoir comprendre ce qu'il s'est passé le soir de la mort de la petite Fiona, dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Une première surveillante raconte

Mais lors de ce second procès, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf n'ont pas changé de version : la mort de Fiona était un accident. Mercredi, la jeune femme a une nouvelle fois refusé la thèse des violences sur la petite fille. Des déclarations qui se basent sur le témoignage d'une surveillante de prison. "Le samedi 19 novembre 2016, elle a commencé à me parler de son affaire. Elle m’a dit avoir donné des coups de pied aux fesses à Fiona. Mais que sa mort, c’était un accident", explique-t-elle à la barre. 

L'accusée lui aurait ensuite raconté comment elle aurait mis le corps de la petite fille dans un sac de sport, avec Berkane Makhlouf et qu'ils auraient ensuite pris la voiture. "Elle a roulé vers Aydat avant de s’arrêter près d’un village dont le nom débute par Cha", précise la surveillante.

L'avocat général s'emporte

"Le décès de Fiona c’était pas voulu, c’est un accident", déclare à son tour Cécile Bourgeon. Quel accident, lui demande alors l'avocat général. "Malheureusement, je suis pas médecin, je ne peux pas savoir".

- "Mais bon sang. Le sac, la voiture, l’enterrement ! À quoi ça sert tout ça si c’est un accident ?", s'énerve le magistrat.

- "Vous pouvez pas savoir... la peur, la panique…. et on avait consommé beaucoup de drogues", répond la mère de famille. On n'en saura pas plus.

Des violences sur la petite Fiona

Pourtant une autre surveillante de prison affirme avoir recueilli d'autres confidences de la part de l'accusée. Elle lui "a dit que Berkane Makhlouf avait violemment frappé Fiona à la tête et qu'elle l'avait soignée elle-même. Le soir du drame, il aurait refrappé Fiona au niveau de la tête. Cécile Bourgeon était paniquée, elle aurait voulu appeler les secours mais il n'aurait pas voulu".

La jeune femme acquiesce aussi. "Y a eu des violences mais je pense pas que ça a engendré la mort", explique-t-elle. Le procès doit durer jusqu'au 20 octobre prochain.

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