Affaire Darmanin : l'une des plaignantes s'est "sentie obligée" d'avoir un rapport sexuel

La seconde femme qui a déposé plainte contre le ministre des Comptes publics affirme s'être sentie "obligée" d'avoir un rapport sexuel avec ce dernier, afin d'obtenir un logement et un emploi...

Son témoignage a été publié par Mediapart ce dimanche. La seconde plaignante dans l'affaire Darmanin affirme s'être sentie contrainte d'avoir un rapport sexuel avec le ministre, dans le but d'obtenir un travail et un logement. "Gérald Darmanin a abusé de moi, mais il ne m'a pas forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. (...) Je me sentais obligée de le faire pour avoir un logement et un travail", a déclaré aux journalistes du site d'informations celle qui se fait appeler "Sarah". 

La plaignante, qui habite Tourcoing (Nord), ville dont M. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, a déposé plainte le 13 février dernier à Paris pour abus de faiblesse. Une plainte qui a motivé l'ouverture d'une enquête préliminaire contre le ministre des Comptes publics. 

Auparavant, une deuxième femme, Sophie Patterson-Spatz, avait déposé plainte contre le ministre. Une plainte pour viol classée sans suite à la mi-février, car l'enquête n'avait pas établi l'absence de consentement. Gérald Darmanin a déposé plainte en retour contre cette femme, pour dénonciation calomnieuse. 

Des SMS coquins pour que le ministre se souvienne d'elle

Selon Mediapart, "Sarah" a pris contact une première fois avec celui qui était alors le maire de Tourcoing. Elle lui aurait envoyé plusieurs photos d'elle pour "se rappeler à son bon souvenir", dans l'espoir d'obtenir un emploi et un logement. Plusieurs mois plus tard, ils se seraient rencontrés et auraient eu un rapport sexuel. 

"Il m'a (...) dit que mon dossier logement, il allait s'en occuper. Il m'a pris la main et il l'a posée sur son sexe. J'avais compris ce qu'il voulait. J'ai déboutonné son pantalon et je lui ai fait une fellation", a raconté Sarah aux journalistes de Mediapart. 

Par la suite, la plaignante aurait continué à échanger des SMS "coquins" avec le ministre et aurait eu une seconde relation sexuelle avec lui en juin 2016, dans un hôtel francilien. 

Rubriques

Société