Le tribunal administratif de Montreuil vient de confirmer le licenciement d'un ancien délégué syndical d'Air France. Il avait participé à l'agression d'un cadre de l'entreprise en 2015.

La séquence a été surnommée "l'affaire de la chemise arrachée". En 2015, un cadre d'Air France avait été agressé. Vincent Martinez, ancien délégué syndical CGT de la compagnie aérienne, vient de voir son licenciement confirmé par le tribunal administratif de Montreuil.

Cet ancien magasinier avait été licencié par Air France pour avoir participé à l'agression du directeur des ressources humaines de l'époque et de deux vigiles. Les faits s'étaient déroulés en octobre 2015 au cours d'une manifestation devant le siège de la compagnie. Dans un premier temps, en janvier 2016, son licenciement pour faute lourde avait été refusé par l'Inspection du travail qui estimait "qu'il n'y avait aucune preuve matérielle de l'implication directe du délégué CGT".

Le deuxième épisode avait eu lieu en septembre 2016, lorsque le ministère du Travail avait autorisé ce licenciement, invalidant ainsi la décision de l'Inspection du travail. L’ex-délégué syndical avait alors porté l'affaire devant la justice administrative pour demander l'annulation de cette décision.

Entre temps, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis dans cette affaire. Grâce à une vidéo filmée au moment des faits, le tribunal avait estimé que l'homme "'s'était livré délibérément à un acte de violence en poussant l'agent de sécurité qui protégeait la fuite d'un des cadres de la société victime d'agressions physiques perpétrées à son encontre par les manifestants, jusqu'à le bousculer et le faire tomber, entraînant la chute des deux autres personnes qui s'enfuyaient".

Le juge administratif a donc considéré que cela constituait "une faute d'une gravité suffisante de nature à justifier son licenciement disciplinaire".

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