Interviewé sur Europe 1, Luc, l'homme accusé par quatre enfants de tentative d'enlèvement est encore sous le choc. Ce mercredi, les enfants ont avoué avoir menti. 

En début de semaine, le portrait robot d'un homme accusé d'avoir tenté d'enlever des enfants à Créteil était diffusé par la police. L'homme, qui se prénomme Luc, a passé deux nuits en garde à vue à cause de ces allégations. "Je n'arrive pas à dormir la nuit, je me réveille tout le temps", explique-t-il alors que ce mercredi, les enfants ont finalement avoué avoir tout inventé. 

Lorsque les policiers sont venus l'interpeller, Luc était en train de bricoler des meubles, avec un collègue, chez une connaissance. "J'ai mis la voiture devant chez elle, on est restés toute la journée dans la cave", se souvient-il au micro d'Europe 1. En fin d'après-midi, son épouse l'appelle. "Elle me dit : 'il y a la police à la maison, c'est pour toi." (...) Elle me dit apparemment, tu as renversé un motard et tu as fait un délit de fuite." Luc indique alors où il se trouve aux policiers, qui arrivent rapidement "avec gyrophare et tout." "Et puis ils m'ont dit : 'vous n'étiez pas à côté d'une école ?' J'ai dit : 'non, pourquoi ?' Ils m'ont dit : 'en fin de compte, il y autre chose, plus grave. Ils m'ont dit : 'vous avez essayé d'enlever des enfants'", raconte-t-il.

"Tout le monde me regardait comme s'ils voulaient me cracher dessus"

"J'ai dit : 'moi ? Mais la voiture n'a pas roulé ! J'étais là toute la journée, j'ai deux témoins, comme il pleuvait, on n'est pas sortis du tout !". "Ils m'ont mis les menottes, ils m'ont dit : 'on vous emmène au poste'". Une fois au poste de police, "tout le monde me regardait comme s'ils voulaient me cracher dessus. J'étais complètement perdu", se souvient Luc avec émotion.

Lorsque Luc enlève ses lacets, sa ceinture et la croix qu'il porte autour du cou, l'un des policiers lui demande : "'Vous êtes croyant vous monsieur ?' J'ai dit oui, il m'a dit : 'je ne crois pas, vu ce que vous avez fait là vous n'êtes pas croyant du tout.'"

Luc passe une première nuit en cellule. Puis, le mardi aux alentours de 09h00, les policiers l'emmènent à son domicile pour une perquisition. "J'avais les menottes, les voisins demandaient : 'qu'est ce qui s'est passé ?'", raconte Luc, qui ajoute : "Les policiers ont soulevé les matelas, ils ont défoncé un meuble que j'avais, ils ont envoyé valser les valises." Sa fille rentre à ce moment de l'école. "Quand elle m'a vu avec des menottes, j'ai craqué". 

"Personne ne m'a rien dit, personne ne s'est excusé"

Luc est ramené au commissariat et le lendemain, il est entendu par une psychologue : "elle me demande depuis tout petit, si j'ai tendance à toucher des enfants". Finalement, les enfants entendus par les enquêteurs finissent par admettre que tout est faux. Mais personne ne prévient Luc. "La policière, elle m'a juste dit : 'je vous fait sortir, vous êtes libre'. Je pensais que c'était ma femme qui avait pris un avocat. Ils m'ont donné mes affaires, j'ai mis les lacets dehors."

"Personne ne m'a rien dit, personne ne s'est excusé", fustige Luc, qui va porter plainte.

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