Accusé de dopage, Froome s’explique

Contrôlé positif lors d'un test anti-dopage, le cycliste britannique Chris Froome se défend. Et ses explications tiennent la route...

Suite à l'annonce d'un test de dopage positif au salbutamol (Ventoline) chez Christopher Froome, effectué durant la Vuelta 2017, un pneumologue s'est penché sur les explications du coureur de la Sky. Ce dernier a affirmé avoir simplement voulu traiter son asthme, dont il lui arrive de souffrir lors de compétitions.

Alors que l’Union cycliste internationale considère qu’un sportif asthmatique ne doit pas ingérer les doses maximales prescrites pour traiter ou prévenir les crises d'asthme, soit, sous la forme inhalée, 1 600 microgrammes par 24 heures et 800 microgrammes sur 12 heures, Chris Froome a été contrôlé avec une concentration de 2000 ng/ml dans ses urines, le 7 septembre dernier. Toutefois, le débat scientifique concernant la dose maximale à ne dépasser est loin d'être aussi simple, comme l'explique dans Le Figaro le Dr Marc Sapène, pneumologue et président de l’association Asthme et allergies France.

« C’est par extrapolation de cet effet dans l’asthme que certains sportifs du dimanche en utilisent dans l’espoir d’améliorer leurs performances, mais c’est faux », fait remarquer le spécialiste au sujet de la Ventoline, traitement destiné à traiter l'asthme. En revanche, pour les sportifs asthmatiques, l’inhalation de salbutamol avant l’effort a bien un effet préventif de la crise.

« Lorsque l’on hyperventile, on assèche les muqueuses, ce qui stimule un réflexe de toux, ajoute le docteur, c’est bien connu chez les skieurs de fond, les cyclistes, les nageurs notamment » avant de souligner : « Que l’asthme soit plus fréquent chez les sportifs de haut niveau, c’est une certitude absolue ».

Malgré tout, il serait naïf de penser que peu de sportifs flirtent avec les limites fixées par les règles anti-dopage, étant donné que chez les athlètes de haut niveau, les sportifs souffrant d'asthme sont estimés entre 30 et 70 %, selon les sports pratiqués.

La question est de savoir comment Chris Froome s'est retrouvé une concentration de 2000 ng/ml dans ses urines le 7 septembre lors d'un contrôle effectué en marge de la Vuelta, alors que la dose maximale thérapeutique autorisée est fixée à 1 000 ng/ml...

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