Le seul membre encore en vie des commandos de djihadistes du 13 novembre 2015, jugé pour une fusillade contre les forces de l'ordre à Bruxelles, a décidé d'invoquer son droit au silence. Mutique, sa "stratégie de défense" a entraîné un report du procès à ce jeudi.

Dès l'ouverture du premier jour d'audience de son procès à Bruxelles, ce lundi 5 février, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos de djihadistes du 13 novembre 2015, semble déterminé à garder le silence comme il le fait depuis son incarcération. Une "stratégie de défense" annoncée dès le début de son procès pour une fusillade avec la police à Bruxelles, qui a entraîné le report de l'audience au jeudi 8 février.

"Je n'ai pas peur de vous, (...) je place ma confiance en Allah et c'est tout"

Une peine de vingt ans de prison a été requise contre Salah Abdeslam pour avoir tiré sur des policiers lors de sa cavale, en mars 2016 à Bruxelles. "Je ne souhaite pas répondre, à aucune question", a d'emblée prévenu l'accusé, alors que son interrogatoire venait tout juste de commencer. Mais "mon silence ne fait de moi ni un coupable ni un criminel, c'est ma défense", a tout de même ajouté le Français d'origine marocaine, âgé de 28 ans. Pour lui, "les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement". "Je n'ai pas peur de vous, je n'ai pas peur de vos alliés, de vos associés, je place ma confiance en Allah et c'est tout", a-t-il souligné face à la présidente du tribunal, Marie-France Keutgen.

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