Il est courant dans le cadre professionnel de vouloir arrondir un peu les angles, voire d’exagérer ses compétences. C’est ce que démontre une étude menée par le bureau de recrutement spécialisé Robert Half.

Alors qu’en France, il est de plus en plus difficile de trouver un emploi, certains n’hésitent pas à surestimer leurs compétences pour avoir un CV plus attrayant auprès des recruteurs. Avant même de franchir la porte, les petits menteurs dressent un profil plus flatteur de leurs expériences. De la légère modification à l'énorme mensonge, attention à ne pas se faire prendre, cependant. 

Exagérer son expérience professionnelle

Ainsi, sur les 300 directeurs généraux et managers interrogés, 47% d’entre eux ont indiqué avoir déjà reçu des CVs comportant des mensonges. Selon l'étude, la section la plus propice à ces petites fraudes est la section concernant l’expérience professionnelle ; exagérer son importance et les tâches effectuées au sein de l’entreprise est de plus en plus commun. 26% des recruteurs ont déjà repéré des CVs où les candidats n'hésitent pas à enjoliver leurs responsabilités au sein de l’entreprise et à ajouter des tâches réalisées.

La survalorisation des expériences professionnelles

La survalorisation des premières expériences professionnelles, surtout du stage (20%) est également un phénomène récurrent. Autre section en proie à ces petits mensonges : celle des formations et qualifications (53%). Ainsi, un simple séminaire ou un cours suivi en candidat libre pourra se transformer en véritable diplôme pour certains candidats.

Un changement du profil du candidat 

L’étude a également noté l’exagération des compétences techniques à 39%. Le tout est bien sûr ajusté en fonction du poste visé. Les capacités de leadership sont communément mises en avant (16%) ou de gestion de projet (12%). 

La section de la maîtrise des langues est aussi sujette à ces changements à 33%, vu qu’il est de plus en plus commun pour un employeur d’exiger la maîtrise d’une deuxième, voire d’une troisième langue vivante. Vient ensuite la surévaluation du salaire de l'expérience professionnelle précédente (17%) lorsque le candidat est interrogé sur le salaire souhaité durant son entretien. 

Même si tricher sur son CV est devenu assez banal, ces petites fraudes sont lourdes de conséquences, et produiront l’effet inverse si elles sont repérées par l’employeur. Enfin, tant que vous ne vous vous faites pas passer pour un médecin ou un avocat, vous ne serez pas inquiétés sur le plan légal.

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