40 personnalités signent une tribune contre la GPA, qualifiée de "marché humain"

« Non au marché de la personne humaine », dénoncent une quarantaine de personnalités dans une tribune publiée ce vendredi, dans les pages du Monde...

Le journal Le Monde publie ce vendredi une tribune dans laquelle une quarantaine de personnalités, comme la philosophe Sylviane Agacinski et le professeur René Frydman, père du premier bébé-éprouvette, fustigent la gestation pour autrui (GPA). 

« Une telle transaction commerciale (elle l’est toujours, même si l’on déguise le paiement en indemnité ou dédommagement) est contraire aux droits de la personne humaine », affirment les signataires de la tribune alors que viennent tout juste de s'ouvrir les États généraux de la bioéthique.

La GPA, interdite en France, fait partie des thèmes qui devraient assurément être évoqués lors de ces États généraux. Emmanuel Macron a déjà fait savoir qu'il était opposé à cette pratique.

La GPA est « une forme de corruption »

Pour les auteurs de la tribune du Monde, dont José Bové, l’écrivaine Eliette Abécassis, l’ancienne ministre des droits des femmes Yvette Roudy, l’ancien président du CCNE Didier Sicard ou le biologiste Jacques Testart, la GPA « s’apparente à une forme de corruption (…) puisqu’elle attribue une valeur marchande et à l’enfant et à la vie organique de la mère de substitution ». 

« L’objet d’un tel commerce n’est pas seulement la grossesse et l’accouchement, c’est aussi l’enfant lui-même, dont la personne et la filiation maternelle sont cédées à ses commanditaires », soulignent-ils tout en estimant : « En un temps où l’on s’insurge contre les violences faites aux femmes, où l’on traque les stéréotypes de genre et où l’on revendique l’égalité des sexes, il serait opportun que l’usage commercial de leur corps dans l’industrie procréative mobilise davantage l’opinion publique et les médias ».

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