13-Novembre : des associations de victimes dénoncent le mépris d'Emmanuel Macron

Il y a deux ans, la France était touchée en plein coeur. Un commando de terroristes avait semé la terreur dans les rues de Paris, faisant 130 morts. Aujourd'hui les survivants tentent toujours de se reconstruire, malgré le manque d'attention des pouvoirs publics.

Des associations de victimes ont décidé de ne plus se taire. Deux ans après les attentats de Paris, elles critiquent publiquement le manque d'attention des pouvoirs publics à leur égard.

Michael Dias est le fils de la première victime de cette funeste soirée, tuée devant le Stade de France. Dans une lettre ouverte publiée sur le site du Huffington Post, il explique pourquoi il "refuse de saluer Emmanuel Macron". Le jeune homme dénonce publiquement le mépris du chef de l'État pour les victimes.

Pour commémorer, ce deuxième anniversaire, Emmanuel Macron n'a fait aucun discours, n'a inauguré aucun monument. Il s'est contenté de se recueillir sur les six lieux des attaques.

Les victimes gardent encore en mémoire la suppression par le président de la République du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes que François Hollande avait mis en place. Pour tenter d'apaiser les choses, le Premier ministre a annoncé la nomination prochaine d'une déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, comme ce que demandaient les associations. En cause notamment, la lenteur administrative qui ralentit leur prise en charge.

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