Vive la politique 2

Depuis novembre 2015, la France a connu 45 mois (sur 74) d’un régime d’exception où le Parlement s’étant dessaisi. Le contrôle du gouvernement en matière de protection de nos libertés a de fait été dévolu au Conseil Constitutionnel. On peut choisir d’y nommer uniquement des juristes accomplis, comme on le fait partout en Europe pour ce genre de cours, ou opter pour transformer cette institution en Ehpad doré de la République peuplé d’ex-politiques reconnaissants. On peut penser que ce choix affecte la rigueur et la qualité du contrôle constitutionnel. Et que dans une démocratie libérale, ça n’est pas un détail.

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