Rupture entre l’armée et Bouteflika

Ce mardi 26 mars, le chef d’état-major de l’armée et vice-ministre de la Défense d’Algérie, Ahmed Gaïd Salah, s’est exprimé et a demandé la destitution du Président, Abdelaziz Bouteflika. Une revirement important dans cette crise qui dure maintenant depuis plusieurs semaines et qui embrase peu à peu l’ensemble du pays.

Lors de sa déclaration, le chef d’état-major algérien a demandé l’application de l’article 102 de la Constitution algérienne. Cette article prévoit ainsi la procédure de destitution des fonctions du président lorsque celui-ci “pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d'exercer ses fonctions”. Depuis 2013, l’état de santé du président algérien se dégrade peu à peu du fait des suites d’un AVC.

Cette sortie médiatique du chef d’état-major est un tournant dans la crise algérienne puisque cette demande “d’empêchement” marque une véritable scission entre le pouvoir et l’armée. Dans ce discours diffusé en boucle à la télévision publique, le général s’est justifié sur cette demande : “Il faut adopter une solution qui garantisse la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple algérien et le respect des dispositions de la Constitution ainsi que la continuité de la souveraineté de l’Etat, une solution de nature à être acceptée de tous”.

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