Pesticides interdits dans des zones prédéfinies

Le ministre de l’Agriculture a annoncé la future mise en place de chartes territoriales sans accord. Les pesticides devraient bientôt être interdits dans une zone prédéfinie.

L’État va imposer des “zones de non-traitement”, où les agriculteurs n’auront pas le droit de répandre des produits phytosanitaires sur les cultures, si aucun accord n’a été trouvé entre les riverains, les élus et les agriculteurs. Ensemble, ils devront établir des chartes territoriales d’épandage. C’est ce qu’a annoncé Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, jeudi dernier. “S’ils n’arrivent pas à se mettre d’accord, alors nous mettrons en place ce qu’on appelle des zones de non-traitement”, explique-t-il. Il évoque une zone de 2 à 5 mètres autour des habitations.

“Si au bout d’un champ, il y a un mur ou une haie, il n’y a pas de problème pour continuer à épandre, même si (à terme) nous voulons sortir des pesticides”, ajoute-t-il. Le maire de Langouët avait tenté d’interdire l’usage de pesticides à moins de 150 mètres d’une construction, par le biais d’un arrêté. Le président Macron et la ministre de la Transition écologique partagent tous deux sa préoccupation et un projet de réglementation afin d’imposer une “zone minimale entre les épandages et les habitations” est à l’étude. Didier Guillaume a rappelé toutefois que “la plupart du temps, ce n’est pas l’agriculture, l’arboriculture, la viticulture qui s’est approchée des villages, ce sont les lotissements qui ont poussé et qui sont allés s’implanter au milieu des champs”.

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