Mardi, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes a annoncé sa volonté de rendre le harcèlement de rue passible d'une amende. Une mesure qui selon la police sera difficile à appliquer.

Invitée sur BFMTV et RMC ce mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, Secrétaire à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé travailler sur la pénalisation du harcèlement de rue, afin de pouvoir créer une infraction et sanctionner les harceleurs. Ainsi, dès qu'un "harcèlement" sera constaté, il sera possible pour la victime d'aller "voir un policier" en "patrouille" afin qu'il "verbalise" et dresse une "amende" à l'auteur du harcèlement, a-t-elle expliqué.

Un projet de loi à propos duquel Marlène Schiappa collabore avec le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Cette mesure, dont la date d'entrée en vigueur est encore inconnue, a d'ores et déjà été saluée par de nombreuses femmes. Pour autant, elle ne semble pas faire l'unanimité au sein de la police. D'après une source policière interrogée par FranceInfo, pour dresser une contravention, il faut que l'agent, techniquement, constate l'infraction. Si une femme vient le trouver en lui rapportant ce qu'elle vient de subir, ce ne sera pas le cas”.

Un effet d'annonce qui créera des frustrations

Pour la police, il s'agit avant tout d'un "effet d'annonce" de la part du gouvernement, qui créera forcément des "frustrations" lorsque les victimes constateront qu'il n'est pas possible de verbaliser une personne sur de simples accusations

“On se heurte à une question de preuve et de validité de la preuve”A moins d'un flagrant délit ou de la présence de témoins oculaires enclins à parler, l'infraction de harcèlement de rue va être difficile à constater, fait également remarquer l'avocate Anne-Claude Hogre, spécialiste des dossiers de harcèlement. 

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