Parlementaires : Abus de frais de mandats

Créée en 2013 à la suite de l’affaire Cahuzac, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) tente de mieux contrôler les déclarations de patrimoine des parlementaires et leur utilisation de leur Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM). Une enquête envers quinze parlementaires est aujourd’hui ouverte sur l’usage de cette enveloppe parlementaire entre 2012 et 2017.

Une utilisation personnelle de l’IRFM

Cette enquête vise sept députés et huits sénateurs, soupçonnés d’avoir abusé de leur indemnité forfaitaire (6 000€ au Sénat et 5 500 à l’Assemblée) censée payer : les frais de permanence électorale, déplacements, communication, réceptions… En plus de cet IRFM, les parlementaires disposent d’une enveloppe mensuelle pour laquelle ils n’ont pas besoin de justificatifs : 600 € pour les députés, 885 € pour les sénateurs.

Le contrôle et la transparence des dépenses parlementaires est très opaque. Sur ces différents dossiers ouverts par l’HATVP, les détournements porteraient sur des sommes allant de 20 000 à 80 000 euros.

Une députée LREM dans le viseur

Parmi les députés visés, l’actuelle députée LREM Anne-Christine Lang et ses dépenses sur l’année 2016. Sur ses relevés de comptes d’IRFM, on retrouve notamment des dépenses pour des frais médicaux, des supermarchés, des magasins de jouets, des péages… Contactée par la Cellule Investigation de Radio France, la députée évoque “une négligence” pour toutes ses dépenses.

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