Les socialistes n'ont pas tardé à faire remarquer à Christian Estrosi, maire de Nice, que cette mesure avait été prise "peut-être un peu tard"...

Plus de 50 ans après la fin de la guerre d'Algérie, Nice souhaite venir en aide aux harkis en luttant contre la « persistance de [leurs] difficultés d'insertion ». C'est ainsi que ce lundi 9 octobre, la ville est devenue la première municipalité de taille à réserver certains emplois publics aux enfants de harkis. Une mesure adoptée à l'unanimité par le conseil de la métropole, l'opposition socialiste également. Mais celle-ci ne s'est pas fait prier pour faire remarquer à Christian Estrosi, maire LR de Nice, que cette délibération arrivait « peut-être un peu tard ».

Des postes de catégorie B et C accessibles aux enfants de harki sans concours

La métropole de Nice Côte d'Azur, qui compte 49 communes dans les Alpes-Maritimes, a donc prévu tout un contingent d'emplois de catégorie B et C, dont le nombre exact sera voté chaque année par un comité, en fonction des besoins mais également des profils des demandeurs. Seuls les enfants de harkis pourront prétendre à ces postes, sans condition d'âge ni de concours. 

« Le manque de reconnaissance et la persistance de difficultés d'insertion rencontrées par la première génération et leurs descendants sont encore perçus comme des discriminations à l'encontre de la communauté des harkis », a expliqué la municipalité de Nice.

« J'espère juste que ce n'est pas une mesurette de plus », a réagi pour sa part Ali Amrane, président du collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes. « Pourquoi ne pas commencer par titulariser les enfants de harkis déjà en contrats précaires ? », questionne-t-il ?

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