L'enregistrement sonore, rendu publique fin avril, révèle qu'une jeune femme a essuyé le mépris des opératrices du Samu alors qu'elle appelait pour de fortes douleurs abdominales. Le médecin de garde qui l'a finalement examiné a appelé à son tour le Samu pour leur demander d'intervenir... Naomi est morte quelques heures plus tard, à l'hôpital.

Naomi Musenga, 22 ans, est décédée le 29 décembre dernier après avoir contacté le Samu pour d'intenses maux de ventre. L'enregistrement diffusé fin avril par le média alsacien Heb'di démontre clairement que l'opératrice du Samu n'a pas pris au sérieux la jeune Strasbourgeoise, qui avait pourtant l'air de souffrir énormément. Elle lui a simplement conseillé de joindre SOS médecins. Le médecin qui s'est déplacé a à son tour contacté le Samu, qui a fini par accepter de venir chercher la jeune femme pour l'emmener à l'hôpital. Quelques heures après son premier appel au Samu, Naomi est morte. Son décès aurait-il pu être évité si l'opératrice du Samu ne l'avait pas méprisée ?

Alors que la famille de la jeune femme a réclamé l'ouverture d'une enquête, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a réagi ce mardi soir sur Twitter. "Je suis profondément indignée par les circonstances du décès de Naomi Musenga en décembre. Je tiens à assurer sa famille de mon entier soutien et demande une enquête de l'IGAS sur ces graves dysfonctionnements", a-t-elle déclaré, avant de poursuivre : "Je m'engage à ce que sa famille obtienne toutes les informations".

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