Macron s’attire les foudres des professeurs

Le président français a utilisé un terme très fort pour parler de la rétention de notes du bac. En effet, il a parlé de “prise d’otage”. Un terme qui n’a pas plu aux professeurs grévistes…

Sur FranceInfo, dimanche 7 juillet, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les grèves de professeurs qui refusent de divulguer les notes du bac. “On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage”, a-t-il dit. Des propos qui ont fait réagir les syndicats d’enseignants, mais aussi la gauche. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, s’est révolté : selon lui, cela revient à comparer les professeurs grévistes à des terroristes, “alors que ce sont ceux qui, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, s’occupent de nos enfants et ceux qui disent aujourd’hui que cette réforme ne colle pas”.

De plus, l’un des professeurs grévistes s’est indigné des propos tenus par le président. En effet, cet enseignant, Cédric Maurin, a été victime d’une réelle prise d’otages, au Bataclan, le 13 novembre 2015. Il a donc publié sur Twitter : “Monsieur Emmanuel Macron, je suis un des rescapés de l’attentat du Bataclan et j’ai été parmi les profs grévistes qui ont retenu notes et copies. Votre emploi de l’élément de langage “prise d’otages” pour cette grève me scandalise et me blesse. On attend vos excuses”.

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