Les députés victimes de violences

Des parlementaires de la majorité ont dû faire face à de nombreuses dégradations de leurs locaux, suite au vote du Ceta.

Une dizaine de permanences de députés de la majorité ont subi des dégradations, le 23 juillet 2019. “Nous sommes en train de nous habituer à l’intolérable”. Ils sont 20 députés de la majorité à dénoncer cette violence à leur encontre, dans une tribune qui a été publiée mardi dernier sur le site de franceinfo. Les parlementaires sont révoltés : “En lieu et place on voit nos permanences murées, cassées, les députés dénoncés sur tel ou tel réseau social parce qu’ils auraient mal voté, certains ont eu leur domicile visité et même incendié”.

Déjà en février dernier, Laurent Nuñez, le secrétaire d’État à l’Intérieur, avait recensé plus de 80 dégradations de permanences ou de domiciles, et ce depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof, explique : “Nous vivons une période caractérisée par un très haut niveau de conflictualité et de violence. La profonde crise démocratique et sociale que nous venons de traverser nous a donné l’occasion de voir pendant des semaines beaucoup d’images de violences exercées de tous les côtés”.

Rubriques

Politique