À l'issu du second tour des législatives, le Parti socialiste connait une déroute sans précédent...

Avec seulement quarante-cinq députés PS-PRG-EELV-Divers gauche élus au second tour des législatives ce dimanche, le Parti socialiste enregistre un résultat historiquement bas. Même lors de sa défaite cuisante en 1993, le parti avait obtenu légèrement plus de sièges, 57 précisément.

Dès l'annonce des résultats ce dimanche 18 juin, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé quitter la direction du parti en déplorant une « déroute sans appel ». 

« Même en 1993, lors de la précédente déroute du parti, 57 sièges avaient été gagnés. C’est une défaite cinglante, mais le PS évite l’humiliation suprême de passer en dessous la France insoumise », constate Bruno Cautrès, chercheur au CNRS.

Pour Eddy Fougier, politologue et chercheur associé à l’Iris qui s'est confié à 20 Minutes : « Le PS est en dessous des 60 députés, nombre minimum pour pouvoir saisir le Conseil constitutionnel [qui contrôle la conformité de la loi à la Constitution avant la promulgation du texte]. Cela l’empêche de constituer un droit d’opposition aux textes de la majorité. Par ailleurs, avec une quarantaine de candidats élus ce dimanche, c’est une catastrophe financière pour le parti ».

Alors, quel avenir pour le PS ? Le parti doit maintenant entamer une véritable reconstruction, en tentant d'incarner le renouveau grâce aux 45 députés nouvellement élus. « Le parti va devoir définir également son corpus idéologique, sur ce que représente l’approche de gauche dans une économie libérale et mondialisée », souligne Bruno Cautrès.

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